mardi 6 mai 2008
MERCI PROFESSEUR !!!
Ma copine ViV a, sans le vouloir, fortement excité ma curiosité à propos du mot
« lustre » dans l’expression « il y a des lustres ».
Je me suis donc souvenue de mon petit professeur adoré !!!!
Je suis allée le consulter et voici ce qu’il m’a dit :
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J’ai décidé de donner un peu de lustre à cette chronique et justement, en expliquant le terme. Le latin « lustrum » désignait « un sacrifice pratiqué à Rome tous les cinq ans, lors du recensement ».
Le mot est passé en français de deux façons.
Directement tout d’abord ; non pas au sens de sacrifice, mais à celui de période de cinq ans : un lustre.
Par extension, le mot désigne, au pluriel, une période approximative mais assez longue : « un papier jauni depuis des lustres ».
Indirectement ensuite, suivez-moi ; le latin « lustrum » : sacrifice, avait donné le verbe « lustrare » : faire un sacrifice, et par suite nettoyer, éclaircir, éclairer. Il a donné le verbe italien « lustrare » : éclairer, illuminer et le nom italien « lustro » : l’éclat.
A la renaissance, le français l’a emprunté comme tel, le lustre désigne donc d’abord l’éclat naturel ou artificiel : « le lustre de l’argenterie », d’où l’expression « donner du lustre » qui signifie « faire briller ».
Mais a partir du 17ème siècle, et revenons à l’idée d’illumination, « lustre » s’est mis à designer un appareil d’éclairage à plusieurs branches et suspendu au plafond. C’est un élément d’apparat : « un lustre de cristal ».
Ces trois sens du mot « lustre » : la période, l’éclat, la lampe se sont disjoints. Pour preuve, je peux dire : « ce salon manque de lustre, il est vrai que l’on n’a pas lustré le lustre depuis des lustres ! »
(Je ne saurais trop te conseiller de cliquer sur la photo du professeur pour voir la vidéo de son explication)



