lundi 5 mai 2008
LECTURE ....
Aujourd'hui, le manque de temps m’oblige à aller à la pêche dans mon ancien blog.
Je vais donc te (re)parler d'un livre que j'ai lu il y a longtemps mais que j'avais adoré car il fait l'éloge de mon pays d'adoption : « Le Colosse de Maroussi » de Henry Miller (1941). J'ai maintes fois ressenti exactement les mêmes sentiments que l'auteur.
Nous sommes en 1939, Miller effectue un voyage en Grèce de plusieurs mois, invité par Lawrence Durell à Corfou. Il arrive de France où il vient de vivre près de neuf années d'une existence bohème, vagabonde, émerveillée, riche de rencontres, de chocs, d'émotions, d'indignations. La France l'a déjà changé mais l'homme qui reviendra d'Athènes après la déclaration de la guerre sera bien différent. Miller, le New-Yorkais, aura compris que la Grèce n'est pas seulement l'antithèse de l'Amérique mais qu'elle est aussi l'antidote des maux qui nous empoisonnent, la dispensatrice de la sagesse et du bonheur.
Extrait de la préface :
« La Grèce a bénéficié des faveurs spéciales des dieux. Jusqu'à la fin des temps, ses rivages resteront un lieu de migration pour des milliers et des milliers d'humains venus des quatre coins de la Terre. Les Grecs ont survécu à tout, aux pires des régimes, aux infamies les plus cruelles. Rien ne peut souiller la mer grecque, le ciel grec. Et la lumière – cette lumière surnaturelle propre au monde méditerranéen – l'emportera toujours sur tout.
Ce n'est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l'homme était l'égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine... » Henri Miller, 9 février 1972
Extrait du dernier chapitre :
« J'avais marché les yeux bandés, a pas chancelants, hésitants ; j'étais orgueilleux, arrogant, satisfait de mener la vie fausse et restreinte du citadin ; la lumière de la Grèce m'a ouvert les yeux, a pénétré mes pores, a fait se dilater mon être tout entier... Je refuse catégoriquement toute qualité, dans l'avenir, qui serait inférieure à ce titre de citoyen du monde que je me suis décerné en silence, debout dans le tombeau d'Agamemnon ».
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Στο παραπάνω κείμενο, εξηγώ γιατί το βιβλίο του Χένρυ Μίλλερ : «Ο Κολοσσός του Μαρουσιού » μου αρέσει τόσο πολύ.
Μετά από ενεά χρόνια, ο Μίλλερ εγκατέλειψε το Παρίσι το 1939, και επισκέφτηκε την Ελλάδα όπου έζησε για περίπου έξι μήνες. Σε αυτή την περίοδο επισκέφτηκε την Αθήνα, την Πελοπόννησο αλλά και αρκετά από τα νησιά της Ελλάδας και γνωρίστηκε με τον Γιώργο Σεφέρη και τον Γιώργο Κατσίμπαλη, από τον οποίο είναι εμπνευσμένος και ο τίτλος του βιβλίου του Κολοσσός του Μαρουσιού. Στο έργο αυτό, που δημοσιεύτηκε το 1941, ο Μίλλερ περιέγραψε το σύντομο διάστημα της παραμονής του στην Ελλάδα φροντίζοντας παράλληλα να προβάλλει τις σκέψεις του για την ευρύτερη σημασία της Ελλάδας.



